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FRA – LES OBSEQUES DE LA LIONNE

Les obsèques de la lionne, Jean de La Fontaine 

Introduction 

Présenter l’auteur et ses œuvres 

Présenter le texte et le résumer 

Annonce du plan 

 

I. Un récit riche, varié et vif 

A. Une progression claire et une dramatisation progressive du récit 

1. Une fable et un récit relativement long mais qui suivent une progression claire aux étapes bien marquées 

- la mise en place de la S.I à savoir le deuil officiel à la cour 

- l’intervention du fabuliste de la ligne 17 à 23. C’est la pause, l’entracte. 

- l’histoire du cerf de la ligne 24 à 51 

2. Suspense 

- Par l’attitude du cerf qui est singulière 

- Par l’attitude du roi 

Ces éléments participent à la dramatisation du récit 

3. Coup de théâtre 

Par la réplique du cerf qui constitue une chute brève avec un retournement de la situation visible grâce à l’expression  « A peine » 

B. L’alternance du récit et du discours 

1. Alternance du récit avec les interventions du fabuliste 

2. A l’intérieur du récit est inséré des paroles au D.D ( lion, cerf, foule ) ou D.I 

 L’alternance du discours direct et du discours indirect rythme le récit. 

C. L’alternance du monde animal et humain 

1. Il y a des personnages – animaux mais il n’y a pas de références animales 

2. Fidélité à la réalité humaine, historique du 17ème siècle. 

- Dans l’organisation des obsèques ( de la ligne 6 à 10 ), le respect de l’étiquette, du protocole avec le roi, les prévôts puis les courtisans. 

- dans l’importance des liens sociaux avec la relation entre la femme du Lion et le lion roi, entre le cerf son fils et sa femme.. 

3. Fidélité à la réalité psychologique humaine : les animaux éprouvent des sentiments et des défauts humains. 

- colère, violence, autorité royale, orgueil, arrogance et mépris aristocratique pour le roi 

- cruauté de la reine qui prend plaisir à voir souffrir son mari 

- l’hypocrisie, la méchanceté et la réaction commune pour les courtisans 

4. Référence littéraire, mythologique et historique 

- champ lexical religieux 

- référence mythologique et aux dieux 

- le roi en deuil est présenté comme un héros mythologique. 

 

II. Une satire lucide 

A. Par les interventions fréquentes du fabuliste 

1.      Prendre le lecteur à témoin 

2.      Souligner sa propre digression 

3.      Expliquer l’attitude du Cerf 

4.      Ajouter des remarques humoristiques 

5.      Effectuer des commentaires ( voir la référence aux 7 sages ) 

Ces interventions se font sur un ton détache parfois sévère à l’égard du roi et de la cour 

B. Par la critique de la cour 

les courtisans sont présentés  comme n’ayant pas d’individualité propre, fondus dans l’argumentation collective. Ils sont serviles, opportunistes, hypocrites et changent d’humeur suivant le roi. Ils deviennent des animaux à cause d l’animalisation des courtisans ( procédé typique de la satire ). Ce procédé souligne l’hypocrisie des courtisans, leur servilité et leur manque d’âme. 

C. Par la critique audacieuse des rois 

C’est un roi autoritaire au chagrin affecté, arrogant, méprisant, dur, cruel comme la lionne, sensible à la flatterie et naïf. Il n’a pas grand sens de la justice. Le lion est critiqué et ce sont sans doute les monarques de droit divin qui sont critiqués. 

D. Par l’habilité du cerf dans son discours 

- Un discours en 3 parties 

- le cerf se valorise 

- le cerf valorise la lionne ce qui flatte le roi 

Le personnage du cerf permet de mieux mettre en relief la naiveté du lion par contraste. 

E. Par la dernière parole de la Fontaine 

Par la morale et une simple métaphore, La Fontaine rapproche le roi d’un vulgaire poisson. Le fabuliste d’adresse sur un ton acerbe, féroce car il est révolté. Les valeurs auquel il croit sont perverties par les rois et à leur image par les courtisans à savoir la justice, l’honnêteté, la sagesse et le respect d’autrui. 

 

Conclusion 

C’est une chronique de la cour très vive et audacieuse car La Fontaine ne fait pas de critique indirecte, il prend la parole lui même à la 1ère personne. Il ne se déguise pas en animal. Il fustige les courtisans et les rois sans aller tout de même sans les citer expliciter.   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 mai, 2009 à 20:17


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